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Identité bretonne et culture en milieu rural: interview de Julien Cornic / Culture

Comment traiter de la culture sur un territoire comme les Côtes d'Armor sans évoquer la question de l'identité bretonne? “Sans cet enracinement dans la culture populaire traditionnelle, de même que sans la langue, il n'y aurait plus de Bretagne ni de Bretons”, disait même Alan Stivell.

Pourtant, l'évolution de la culture sur notre territoire ne doit pas se concevoir sous la forme d'une domination culturelle mais sous la forme d'échanges, de brassage, grâce auxquels les identités culturelles s'enrichissent mutuellement. Alors quelles évolutions pour la culture bretonne en Côtes d'Armor? Comment concilier la recherche artistique avec la création et la diffusion en milieu rural? Comment répondre à une exigence qualitative croissante toute en gardant une volonté de démocratisation de l'offre culturelle?

Pour répondre à ces questions nous avons rencontré Julien Cornic. Animateur à Ti ar Vro, maison de la culture bretonne du Trégor-Goëlo, il est aussi président de Dastum, association qui s’est donné pour mission le collectage, la sauvegarde et la diffusion du patrimoine oral de l’ensemble de la Bretagne historique. Julien est également médiateur culturel pour la fédération Al Levrig qui regroupe près d’une quarantaine d’associations culturelles bretonnes du Trégor-Goëlo réunies autour d’un même but : promouvoir la culture bretonne auprès d’un large public.


Interview réalisée par Erell Olivier-Jegat (Côtes d'Armor 2mille20)

1. Le jeudi 08 janvier 2009, par Alain

En effet le maillage géographique et donc culturel des Côtes d'Armor est très singulier et il faut absolument le protéger. Je viens d'une région du Sud Ouest de la France, et si notre culture populaire est forte, elle ne bénéficie pas autant d'un tissu associatif fort.
Merci pour cet entretien fort intéressant...
Alain

2. Le vendredi 09 janvier 2009, par Réjean

Je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit. Je pense qu'il faut bien insister sur l'importance du travail en réseau qu'il s'agisse des associations, des collectivités ou des professionnels. Une des choses qui m'inquiète actuellement concernant la sauvegarde et surtout la vie culturelle (traditionnelle et autres) c'est la fatigue des bénévoles qui sont de moins en moins nombreux (me semble-t-il).

3. Le lundi 12 janvier 2009, par marie

bonsoir

en arrivant dans le département, on prend vite conscience de ce découpage linguistique abordé par Julien Cornic;
il semble que le gallo soit mieux implanté en Ille et Vilaine que dans les Côtes d'Armor;
est il envisageable que vous abordiez ce sujet ?
le Gallo est il aussi perçu comme une richesse costarmoricaine?

merci pour ces differentes rubriques sur votre blog, qui permet de valoriser tous ces éléments " partageables "

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Culture en Côtes d'Armor: entretien avec Jean-Marc Imbert / Culture

Suite de notre série de reportages sur la culture en Côtes d'Armor, avec aujourd'hui une interview de Jean-Marc Imbert.
Jean-Marc est adjoint au Maire du Vieux Marché, en charge de la vie associative, du commerce et de l'artisanat. Il est également Vice-président de la Communauté de Communes de Beg Ar C'Hra chargé du tourisme et de la culture. Enfin, il est aussi co-responsable du COADEC (Collectif d´Action en Développement Culturel), un bureau d'études culturelles qui travaille dans toute la France avec les collectivités territoriales.

C'est donc coiffé de toutes ses casquettes qu'il a accepté de répondre à nos questions. Implication des élus, développement culturel, désengagement de l'état et importance du milieu associatif, petit tour d'horizon de la problématique culturelle en Côtes d'Armor…


Interview réalisée par Erell Olivier-Jegat (Côtes d'Armor 2mille20)

1. Le vendredi 09 janvier 2009, par Delphine

Je retiens un mot tout particulièrement, suite à l'écoute de cette intéressante interview, celui de PROJET.
Je crois qu'en effet, si on ne pense pas le développement, notamment culturel, des territoires ruraux en terme de projet, il y a fort à craindre qu'on n'ait aucune cohérence par la suite sur le territoire. Projet culturel veut alors dire : réflexion autour de l'usage des équipements, maillage des acteurs associatifs et institutionnels, programme d'actions mené par un/des professionnel(s), etc.
Face au désengagement de l'Etat, nous avons beaucoup de travail à réaliser...

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Initiative thématique: La culture en Côtes d'Armor. / Culture

Parmi les dix initiatives thématiques*, notre démarche ne pouvait ignorer la question de la culture en Côtes d'Armor à l'horizon 2020.
Nous ouvrons aujourd'hui une série de reportages pour dresser un état des lieux culturel du département. Offre culturelle, rôle des collectivités, régionalisme, quels sont aujourd'hui les constats et les grands enjeux pour la Culture en Côtes d'Armor.

Afin de conduire cette initiative thématique, nous avons demandé à Pierre Kretz, écrivain, comédien alsacien et consultant pour "Pluricultures Kretz Consultants" de rencontrer les acteurs de la culture en Côtes d'Armor.
Ces échanges ont donné lieu à une synthèse, disponible dans notre centre de ressources (rubrique initiatives thématiques), et dont voici les grands axes:

Entre singularité du territoire et identité forte

La singularité de l'histoire et de la géographie des Côtes d'Armor a sans aucun doute un impact direct sur les politiques culturelles du département.
Il n'y a pas de métropole en Côtes d'Armor. Le département est conçu comme un ensemble de villes moyennes en interaction les unes avec les autres. Cette singularité peut d'abord être perçue comme une faiblesse. La proportion de population ayant un niveau culturel élevé conduisant naturellement à une « consommation » culturelle est plus importante dans une capitale de région, siège d’une grande université que dans une ville de moindre importance.
Notons également que certains spectacles sont exclus de fait du département des Côtes d’Armor en raison de l’absence d’une salle ayant une jauge de 2500 spectateurs. Enfin, Saint-Brieuc a des difficultés à trouver sa place entre Rennes et Brest, en particulier sur le plan culturel.
Pourtant, ces faiblesses deviennent également des atouts pour le territoire. L'absence de grande ville fait du Conseil général un acteur à part entière dans la mesure où il n’est pas en concurrence avec une communauté urbaine qui regrouperait une part importante de la population du département et aurait une tendance à s’octroyer de fait tel ou tel domaine de la politique territoriale.
Le polycentrisme des Côtes d'Armor et notamment le développement des communes "rurbaines", du à l'installation de jeunes ménages exclus des côtes, génère une demande culturelle étendue à l'ensemble du territoire et favorise l'implantation d'un réseau culturel et associatif fort.

Autre constat, le Conseil général est un vrai acteur de la culture sur son territoire. Avec un budget alloué à la culture représentant près de 15% du budget global, cette réputation n'est pas volée.
On compte en Côtes d'Armor plus de cinquante troupes de théâtre subventionnées, une douzaine de centres culturels bénéficient d'une aide et le Conseil général à mis en place des schémas d'intervention très élaborés dans le domaine de l’enseignement de la danse, de la musique, du théâtre etc..

Enfin, les Côtes d'Armor sont en Bretagne. En matière de culture, il existe toujours un équilibre à maintenir entre une identité forte et "mondialisation de la culture". Il s’agit de porter son attention à un folklore ouvert sur le monde, de valoriser les projets intégrant toute forme de métissages, de mixages. De tels projets rappellent la plus noble des fonctions de la culture, celle d’aller vers l’autre.

Interview de Pierre Kretz

Cette interview a été tournée il y quelques mois, à l'issue des entretiens réalisés par pierre Kretz dans le cadre de cette initiative thématique. Il nous présente donc ici ses premières impressions, "à chaud".



* les 10 initiatives thématiques:

Prospective et pataphysique... / Culture

Qu'est ce que la pataphysique ?
Le 14 juillet dernier, Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France et membre du Collège de pataphysique nous donnait quelques éclairages lors d'une passionnante conférence au château de la Roche Jagu: "Si je vous dis: j'ai un frère, c'est de la physique.
En revanche si je vous dis que j'ai un frère et il aime le fromage, c'est de la métaphysique. Et si je vous dis: je n'ai pas de frère mais il aime le fromage, alors là, c'est de la pataphysique..."

Absurde? Pas vraiment. Tout au long de cette conférence, Pascal Picq nous a proposé une vertigineuse histoire de l'homme, de ses origines à nos jours. Et selon lui, une chose est sûre: l'homme ne descend pas du singe, il en est le cousin.
Vous vous demandez alors en quoi une conférence sur le darwinisme et le créationnisme peut-elle parler d'avenir? Mais si, pour mieux savoir où nous allons, nous regardions de plus près d'où nous venons ?




L' interview de Pascal Picq:



1. Le lundi 25 août 2008, par Françoise Pennec

Excellente, cette intervention. Bel exemple de vulgarisation et de pédagogie, sur un sujet fondamental. Merci.

2. Le lundi 08 septembre 2008, par janine

C'est dommage qu'il n'y a pas plus de conférence de ce type. Aprendre, tout en se divertissant. Ce type d'intervention me fait penser au travail du Pavé, qui sous forme de spectacle, d'amusement, nous amène à réflechir.

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Les Rencontres Côtes d'Armor 2mille20 - Coup de projecteur sur les artistes / Culture

Emma La Clown

"Chers Costards Moricains, chères Costards Moricaines...." Je vous présente Emma La Clown. Ou plutôt laissons là se présenter toute seule, elle le fait si bien...



Emma introduira les débats sur le thème "la culture pour tous"

Mercredi 25 juin à la bibliothèque de Dinan à 17h30
Jeudi 26 juin aux halles de Paimpol à 20h

Internet, eldorado ou issue de secours pour les médias ? / Culture

Armor Tv inaugurait hier soir son nouveau studio de St Brieuc, situé au Carré Rosengart sur le port du Légué. Au menu de la soirée un débat de très bon niveau sur internet et les nouveaux médias, "Internet, eldorado ou issue de secours pour les médias ?"

Pour échanger sur le sujet, Olivier Hamon et son équipe avaient réuni un prestigieux plateau: John Paul Lepers (la télé libre), Chloé Leprince (Rue89), Jordan Pouille (Médiapart), Olivier Clech (rédacteur en chef Le Télégramme), Jean Huchet (rédacteur en chef Ouest France).

Une soirée agréable et riche en enseignement que vous pourrez prochainement retrouver sur Armor TV

Pour vous faire patientez, voici les interviews de quelques-uns des intervenants, à savoir, dans l'ordre : John Paul Lepers (la télé libre), Chloé Leprince (Rue89), et bien sûr Olivier Hamon (Armor Tv), instigateur de la soirée...




Les grands témoins : 3. Yvon Le Men / Culture

Les grands témoins ce sont ces "gueules" des Côtes d'Armor, des personnalités fortes qui marquent ou ont marqué les Côtes d'Armor par leurs actions et leurs innovations. Devant la caméra de Roland Savidan, ils nous font part de leur vision des Côtes d'Armor. Ces entretiens, long d'une vingtaine de minutes, sont disponible sur le centre de ressources. Nous vous invitons à prendre le temps d'écouter leur témoignages

3. Yvon Le Men

Après Elie Geffray et son témoignage sur les relations intergénérationelles dans une commune rurale c'est cette fois ci, Yvon Le Men qui se glisse devant la caméra. Yvon Le Men est un poète. Il est l'auteur d'une œuvre poétique importante et depuis son premier livre, écrire et dire sont ses seuls métiers.

À Lannion où il vit, il organise des rencontres intitulées Il fait un temps de poème. « Étonnant voyageur », il participe au festival du même nom et de Saint-Malo à Bamako, de Sarajevo à Sao Paulo, il se fait passeur des poètes et des écrivains. Par ailleurs, depuis plusieurs années, il travaille dans les écoles avec les enfants pour lesquels il a écrit Ouvrez la porte aux loups (1994).

Il nous parle ici du monde qui l'entoure. Le lien entre passé et avenir à travers les yeux d'un poète bien présent


1. Le lundi 19 mai 2008, par Siqaso

Merci d'avoir offert ce temps de parole au poète Yvon Le Men. J'ai aimé en particulier comment il redonne à la politique ses lettres de noblesse et comment il rappelle aux politiciens leur rôle, celui que tout citoyen leur donne par les urnes. Il est facile de s'égarer en ce domaine comme en tout autre d'ailleurs. Chacun doit croire en son rôle dans la société, que l'on soit poète ou artiste, politicien, ouvrier, employé ou cadre, agriculteur ou pêcheur (on est en Côtes d'Armor), ... pour que la société en 2020 reste vivable !

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Le régionalisme selon Pierre Kretz / Culture

Pierre Kretz est l'auteur de nombreux ouvrages et notamment La langue perdue des Alsaciens: dialecte et schizophrénie aux éditions de la Nuée Bleue. Grand spécialiste de la question du régionalisme et des langues régionales, il s'est agréablement prêté au jeu de la caméra pour Côtes d'Armor 2mille20:



1. Le lundi 08 septembre 2008, par anne claire

n ' y a t il pas une différence entre l'esprit alsacien et l'esprit breton ?
peut on transposer facilement le problème du régionalisme, quelque soit l'origine ( donc l'histoire ) des habitants ?

au fait, s'agit il du même Pierre KRETZ qui a écrit " quand j'étais petit , j'étais catholique " ?

2. Le lundi 08 septembre 2008, par Malik Rabault

Effectivement, il s'agit bien de Pierre Kretz, auteur de " quand j'étais petit , j'étais catholique ". Nous saisirons peut-être l'occasion, lors de l'un de ses passages sur nos côtes, de l'interviewer sur ce roman...à suivre..

3. Le mardi 09 septembre 2008, par Hélène Galic

Je remercie Pierre Kretz pour cette riche intervention qui montre entre autres que le fait de se sentir breton, alsacien ou encore occitan ne relève pas forcément d'un nationalisme primaire. Il est important de parler du sentiment identitaire dans d'autres termes.
Quant à la question d'Anne Claire sur l'esprit breton et l'esprit alsacien, même s'il est vrai que l'histoire d'un territoire influe sur son sentiment d'appartenance, sur son appréhension d'une culture traditionnelle, j'ai l'impression que l'enjeu pour tous est de réussir à "sauver" la langue régionale, de faire perdurer le patrimoine qu'il soit matériel ou immatériel.
Le risque étant toujours de passer de la sauvegarde d'un patrimoine à sa "folklorisation", sa mise en tourisme ...

4. Le mercredi 10 septembre 2008, par jean

le mot qui semble absent de cet échange, me semble t il , est le mot EUROPE !
la vraie question n'est elle pas , tout en gardant en tete la phrase de St Exupéry, "il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où on va" , comment pouvons nous avancer tous ensemble, avec nos differentes richesses, vers un demain tourné vers l'Europe ? il me semble que c est un axe incontournable.

5. Le lundi 15 septembre 2008, par Jo

Je ne sais pas si Pierre Kretz à fait exprès d'oublier l'Europe ou si pour lui l'inscription de nos régions dans le cadre de l'Europe est tellement évidente qu'il ne l'a pas mentionné... Personnellement je me sens bretonne mais aussi européenne, voire même "citoyenne du monde". Seulement si on me demande d'où je viens, je dirai naturellement que je suis bretonne. Cela ne veut pas dire que je renie le contexte dans lequel j'évolue. Mais, peut-être y a-t-il aussi un effort à poursuivre pour que l'union européenne existe humainement et pas seulement économiquement...

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Des papeteries Vallée à la vallée des papeteries / Culture

Le 6 juillet prochain sera inauguré le nouveau site "des papeteries". Un grand événement en perspective vu l'incroyable travail que l'association "Vallée du leguer" a réalisé : en quelques années, elle a permis la réhabilitation du site des papeteries Vallée et de celui du barrage de Kernansquillec. Deux lieux magnifiques, chargés d'histoires et de souvenirs désormais tournés vers l'avenir.
Catherine Moret, présidente de l'association pour la protection et la mise en valeur de la vallée du Leguer nous raconte cette aventure...



En parallèle à l'ouverture du site au public, l'association propose de nombreuses animations tout l'été à l'occasion de la "fête du Léguer"
Pour en savoir plus :
Site de l'association "Vallée du leguer"
Renseignements : Office du tourisme de Belle Isle en Terre : 02.96.43.01.71

Vous pourrez retrouver Catherine Moret et les membres de l'association le 27 juin à Bourbriac lors de la réunion débat du Pays de Guingamp (plus d'informations ici), Et vous pouvez dès maintenant prolonger cette discussion en vous rendant sur les forums Côtes d'Armor 2mille20

 

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