Comment traiter de la culture sur un territoire comme les Côtes d'Armor sans évoquer la question de l'identité bretonne? “Sans cet enracinement dans la culture populaire traditionnelle, de même que sans la langue, il n'y aurait plus de Bretagne ni de Bretons”, disait même Alan Stivell.

Pourtant, l'évolution de la culture sur notre territoire ne doit pas se concevoir sous la forme d'une domination culturelle mais sous la forme d'échanges, de brassage, grâce auxquels les identités culturelles s'enrichissent mutuellement. Alors quelles évolutions pour la culture bretonne en Côtes d'Armor? Comment concilier la recherche artistique avec la création et la diffusion en milieu rural? Comment répondre à une exigence qualitative croissante toute en gardant une volonté de démocratisation de l'offre culturelle?

Pour répondre à ces questions nous avons rencontré Julien Cornic. Animateur à Ti ar Vro, maison de la culture bretonne du Trégor-Goëlo, il est aussi président de Dastum, association qui s’est donné pour mission le collectage, la sauvegarde et la diffusion du patrimoine oral de l’ensemble de la Bretagne historique. Julien est également médiateur culturel pour la fédération Al Levrig qui regroupe près d’une quarantaine d’associations culturelles bretonnes du Trégor-Goëlo réunies autour d’un même but : promouvoir la culture bretonne auprès d’un large public.


Interview réalisée par Erell Olivier-Jegat (Côtes d'Armor 2mille20)