Le blog

Aller au contenuAller au menu |Aller à la recherche

La question du logement avec G. LEFORT, président de Relais Habitat 22 / Populations

Les chiffres du recensement de l'INSEE viennent de tomber (voir article précédent). Et on apprend que le département gagne près de 4000 habitants chaque année. Jeunes, retraités, actifs avec ou sans enfants, où se logent ces nouveaux arrivants?

Alors que le département a connu une production importante de logements locatifs privés ces dernières années, il semblerait que l'on soit face à une inadéquation entre l'offre et la demande de logements en Côtes d'Armor, que ce soit au niveau spatial, géographique, ou au niveau "fonctionnel".

Logements HLM, accession à la propriété, part de l'individuel et du collectif dans l'évolution du foncier, nous avons souhaité un éclairage sur la question de l'habitat en Côtes d'Armor.


Gérard LEFORT, est président de Relais Habitat 22, association loi 1901, née d'une volonté d'un certain nombre d'acteurs de l'habitat en Côtes d'Armor de mutualiser leur travail et de monter des projets ensemble. Devant notre caméra, il a accepté de répondre à nos questions.


Première Partie




Deuxième Partie


Recensement INSEE, entretien avec Bernard Le Calvez, directeur de l'INSEE Bretagne / Populations

Sur 5 ans, entre 1999 et 2006, 210 000 personnes sont venues s'installer en Bretagne alors que 140 000 en sont parties. Cela signifie que la Bretagne a gagné près de 14000 personnes/an. En Côtes d'Armor, toujours entre 1999 et 2006, l'agglomération briochine est passée de 106 769 habitants à 111 433 habitants. Et la progression se poursuit.

Ces chiffres viennent d'être confirmés par les nouvelles données du recensement publiées cette semaine. La question des mouvements de population sur notre territoire est primordiale pour Côtes d'Armor 2mille20:
A-t-on des informations, au delà du simple solde migratoire, sur la composition de ces nouveaux arrivants et sortants (age, catégorie socio-professionnelle, situation géographique)? L'exode des jeunes est-il vraiment une réalité? (Il semblerait que de nombreux nouveaux arrivants en Côtes d'Armor soient des Costarmoricains revenant au pays…)?

Afin de répondre à ces questions, nous avons rencontré Bernard Le Calvez, directeur de l'INSEE Bretagne, dans son bureau de Rennes. Entretien...




NDLR: les chiffres qui viennent d'être publiés par l'INSEE représentent les populations légales sur le territoires. En juillet prochain, l'INSEE ouvrira un site internet dédié au recensement de la population où seront diffusées les données statistiques. Ces données concerneront les niveaux géographiques communaux et supra-communaux (communes, cantons, départements...) et pourront donner lieux à des analyses plus précises qui seront publiées sur le site. Nous ne disposons donc pas, actuellement, de nouvelles données statistiques précises pour le territoires des Côtes d'Armor.

1. Le lundi 26 janvier 2009, par Malo

C'est vrai que la question du départ des jeunes est importante dans notre département, même si ceux-ci reviennent a-priori plus tard. Que pouvons-nous faire pour permettre aux moins de 30 ans de rester dans le département ? Il y a sûrement une réflexion à mener, je pense entre autre au domaine de la formation.
Mais il est tout de même "rassurant" d'entendre que le solde migratoire est positif et que les villes de plus de 10 000 habitants sont en croissance. Le département semble attractif, c'est tant mieux.
Merci pour cet interview.

Malo

Réagissez à cet article

Les séminaires de capitalisation, nouvelle grande étape de Côtes d'Armor 2mille20 / Côtes d'Armor 2mille20

A partir de janvier 2009, les quatre séminaires de capitalisation de Côtes d’Armor 2mille20 auront eu lieu. Une nouvelle étape dans la démarche prospective du Conseil général sera alors lancée. Il s’agit de la diffusion des conclusions de Côtes d’Armor 2mille20 aux trois niveaux de la démocratie (élus, forces vives, citoyens) ainsi que de la déclinaison des axes stratégiques en actions concrètes portées par les partenaires de l’initiative.

Nous souhaitons apporter ici une précision de méthode quant au déroulement des quatre séminaires de capitalisation qui, du 9 octobre 2008 au 22 janvier 2009 ont rassemblé les membres du comité de pilotage de Côtes d’Armor 2mille20.

La capitalisation des acquis de Côtes d’Armor 2mille20 n'aura de sens que si elle est réalisée et portée par ceux qui font la vie de notre département. En effet c'est à une vision commune de l'avenir des Côtes d'Armor qu'il nous faut parvenir. Vision commune aux élus, aux forces vives, aux costarmoricains !

Pour y parvenir, nous proposons de réunir en séminaire de la prospective départementale les membres du comité de pilotage de Côtes d'Armor 2mille20 auxquels vont être associées d'autres personnalités représentatives des forces vives de notre territoire.

photo de Thierry Jeandot Ce séminaire se tiendra sur quatre matinées. Il devra :
  • valider le diagnostic prospectif de notre territoire,
  • dégager les changements souhaitables et les enjeux,
  • arrêter les horizons communs,
  • définir les axes stratégiques des actions à entreprendre.

Les travaux de ce séminaire seront préparés et animés par un consultant spécialisé. Ils se dérouleront d'octobre 2008 à janvier 2009.

Les attendus sont les suivants :

  • Les travaux devront aboutir à une production précise et concrète à chaque séance du séminaire (voir tableau page suivante),
  • Les participants recevront un dossier synthétique une dizaine de jours avant le séminaire. Cependant, le travail du séminaire ne consistera pas à adopter un texte préparé, mais donnera lieu à des échanges entre participants : l'animation suscitera un mode d'expression spontanée et créative
  • L'invitation faite aux participants consiste à dépasser la vision des institutions pour construire une vision commune : le séminaire est un séminaire de capitalisation et de convergences,
  • L'animation insufflera dans le séminaire, en tant que de besoin, les acquis de différents travaux réalisés au cours de Côtes d'Armor 2mille20,
  • Le séminaire se déroulera dans un lieu propice à la réflexion et à l'échange.
  • Chaque séance débutera par la validation de la production de la séance précédente,
  • C'est le comité de pilotage dans sa forme stricte qui validera en final le plan d'actions Côtes d'Armor 2mille20.


Définitions des termes employés :

Grands constats argumentés
Il s’agit du résultat de l’examen collectif des situations actuelles et des évolutions présentes et potentielles du territoire.

Grands enjeux hiérarchisés
Un enjeu est une problématique clairement identifiée qui porte en elle un potentiel de changements, positifs (opportunités) ou négatifs (menaces) et qu’il est nécessaire de prendre en compte pour déterminer une stratégie.

Finalités ou horizons
Composantes de la vision prospective, les finalités sont des buts généraux souhaitables, perçus comme possibles à réaliser à long terme, que l'on va s'efforcer de traduire en axes stratégiques.

Axes stratégiques
Véritables armatures du projet, les axes stratégiques sont à la fois une réponse directe aux enjeux identifiés et un moyen d’atteindre les finalités de la vision commune.

Plan d’actions concrètes et innovantes
Il s’agit de collecter et d’articuler de manière cohérente les actions concrètes qui habiteront les axes stratégiques et contribueront concrètement à la réalisation du plan stratégique.

Identité bretonne et culture en milieu rural: interview de Julien Cornic / Culture

Comment traiter de la culture sur un territoire comme les Côtes d'Armor sans évoquer la question de l'identité bretonne? “Sans cet enracinement dans la culture populaire traditionnelle, de même que sans la langue, il n'y aurait plus de Bretagne ni de Bretons”, disait même Alan Stivell.

Pourtant, l'évolution de la culture sur notre territoire ne doit pas se concevoir sous la forme d'une domination culturelle mais sous la forme d'échanges, de brassage, grâce auxquels les identités culturelles s'enrichissent mutuellement. Alors quelles évolutions pour la culture bretonne en Côtes d'Armor? Comment concilier la recherche artistique avec la création et la diffusion en milieu rural? Comment répondre à une exigence qualitative croissante toute en gardant une volonté de démocratisation de l'offre culturelle?

Pour répondre à ces questions nous avons rencontré Julien Cornic. Animateur à Ti ar Vro, maison de la culture bretonne du Trégor-Goëlo, il est aussi président de Dastum, association qui s’est donné pour mission le collectage, la sauvegarde et la diffusion du patrimoine oral de l’ensemble de la Bretagne historique. Julien est également médiateur culturel pour la fédération Al Levrig qui regroupe près d’une quarantaine d’associations culturelles bretonnes du Trégor-Goëlo réunies autour d’un même but : promouvoir la culture bretonne auprès d’un large public.


Interview réalisée par Erell Olivier-Jegat (Côtes d'Armor 2mille20)

1. Le jeudi 08 janvier 2009, par Alain

En effet le maillage géographique et donc culturel des Côtes d'Armor est très singulier et il faut absolument le protéger. Je viens d'une région du Sud Ouest de la France, et si notre culture populaire est forte, elle ne bénéficie pas autant d'un tissu associatif fort.
Merci pour cet entretien fort intéressant...
Alain

2. Le vendredi 09 janvier 2009, par Réjean

Je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit. Je pense qu'il faut bien insister sur l'importance du travail en réseau qu'il s'agisse des associations, des collectivités ou des professionnels. Une des choses qui m'inquiète actuellement concernant la sauvegarde et surtout la vie culturelle (traditionnelle et autres) c'est la fatigue des bénévoles qui sont de moins en moins nombreux (me semble-t-il).

3. Le lundi 12 janvier 2009, par marie

bonsoir

en arrivant dans le département, on prend vite conscience de ce découpage linguistique abordé par Julien Cornic;
il semble que le gallo soit mieux implanté en Ille et Vilaine que dans les Côtes d'Armor;
est il envisageable que vous abordiez ce sujet ?
le Gallo est il aussi perçu comme une richesse costarmoricaine?

merci pour ces differentes rubriques sur votre blog, qui permet de valoriser tous ces éléments " partageables "

Réagissez à cet article

Culture en Côtes d'Armor: entretien avec Jean-Marc Imbert / Culture

Suite de notre série de reportages sur la culture en Côtes d'Armor, avec aujourd'hui une interview de Jean-Marc Imbert.
Jean-Marc est adjoint au Maire du Vieux Marché, en charge de la vie associative, du commerce et de l'artisanat. Il est également Vice-président de la Communauté de Communes de Beg Ar C'Hra chargé du tourisme et de la culture. Enfin, il est aussi co-responsable du COADEC (Collectif d´Action en Développement Culturel), un bureau d'études culturelles qui travaille dans toute la France avec les collectivités territoriales.

C'est donc coiffé de toutes ses casquettes qu'il a accepté de répondre à nos questions. Implication des élus, développement culturel, désengagement de l'état et importance du milieu associatif, petit tour d'horizon de la problématique culturelle en Côtes d'Armor…


Interview réalisée par Erell Olivier-Jegat (Côtes d'Armor 2mille20)

1. Le vendredi 09 janvier 2009, par Delphine

Je retiens un mot tout particulièrement, suite à l'écoute de cette intéressante interview, celui de PROJET.
Je crois qu'en effet, si on ne pense pas le développement, notamment culturel, des territoires ruraux en terme de projet, il y a fort à craindre qu'on n'ait aucune cohérence par la suite sur le territoire. Projet culturel veut alors dire : réflexion autour de l'usage des équipements, maillage des acteurs associatifs et institutionnels, programme d'actions mené par un/des professionnel(s), etc.
Face au désengagement de l'Etat, nous avons beaucoup de travail à réaliser...

Réagissez à cet article
 

Infos légales | Acces redacteurs | propulsé par DotClear, Theme Kiwi-Cassis

Site optimisé pour les navigateurs Firefox et Opera